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La généalogie de la famille De
Corn permet au passage de rafraîchir quelques morceaux de notre culture
historique
Les seigneurs de
Queyssac-les-Vignes
![]() La
maison De
Corn
a pris son nom d'une terre et d'un ancien château de la paroisse de Corn, à coté de Figeac,
dépendance de de la baronnie de Béduer,
lui-même principal domaine de l'illustre
et puissante maison Barasc
du Quercy.
On retrouve le nom de Béduer (de
Bedorio) depuis
1262.
Les armoiries des Béduer sont "bandé d'argent et de gueules" (rayé blanc et rouge, selon l'heraldique), qui sont toujours reprises sur le blason des seigneurs de Queyssac, associées aux 2 cors de chasse des De Corn. Le château de Queyssac appartenait avant 1200 aux vicomtes de Turenne. Le monastère
de Beaulieu
est fondé par Saint Raoul (ou Rodolphe, archevèque de Bourges, fils de
Raoul, comte de Quercy et seigneur de Turenne) en
856. Autour, les puissantes abbayes limousines sont très bien
implantées: Aubazine, Dalon,
l'Artige (à Maradène). Les dames du monastère des hospitalières de
Saint-Jean-de-Jérusalem de Fieux (Miers, Lot) perçoivent des
rentes à Queyssac
et Curemonte. C'est l'époque des pèlerinages vers Saint-Jacques-de-Compostelle,
mais aussi vers Rocamadour.
Un chemin important y conduit en traversant du nord au sud le pays de
Beaulieu, en venant de Tulle via Puy-d'Arnac et Queyssac.
Le pays de Beaulieu appartenait, dans sa grande majorité, à la vicomté
de Turenne dont Beaulieu était une châtellenie. Les guerres anglaises
n'épargnèrent pas le secteur de Beaulieu, pays dévasté où les habitants
se sont regroupés dans les forts, tel Queyssac,
pour n'aller cultiver leurs champs que durant la journée.
A noter : Arnaud
De Corn né avant 1100, puis Geoffroi De Corn en 1147, Sanchon 1er De
Corn né vers 1200, chevalier,
seigneur de Corn et
d'Anglars ( il
épousa
Bertrande, dame d'Anglars).
Gaston de Corn (de Cornone) fùt évèque de Rodez en 1300, inhumé en l'èglise de Rodez où l'on retrouve les 2 cors de chasseurs sculptés sur sa tombe. La lignée de la famille De Corn se poursuit (notamment à travers 7 "Sanchon"), jusqu'à : Astorg de Corn (1490-1546), qui épousa Jeanne de Vayrac(-1546), héritière de Queyssac. Chevalier de l'Odre de Malte, il commanda le ban de Quercy en Languedoc en 1545. Il fit reconstruire le chateau de Queyssac. Père de : Gabriel De Corn (1569-1607), seigneur chatelain de Queyssac, Baron de Puymerle, co-seigneur de Corn, d'Anglars et de Sonnac. Homme d'arme de la Compagnie du comte de la Rochefoucault. Père de : Mercure De Corn, Seigneur chatelain de Queyssac, Baron de Puymerle, co-seigneur de Corn, d'Anglars et de Sonnac. Epoux d'Anne d'Aubusson de Beauregard (fille de Françoise de Pompadour, elle-même petite fille d'Isabelle de Bourbon) parente au 7ème degré du Roi Louis XIII. Père de : Premier
fils :
Antoine De Corn (-1665), baron de Queyssac. Parent au 8ème degré du Roi Louis XIV. Père de : François De Corn (-1689), chevalier, baron de Queyssac, de Puymerle, d'Anglars, etc... Père de : Mercure-Joseph De Corn (-1749), chevalier, marquis de Queyssac, seigneur baron de Queyssac, de Puymerle, d'Anglars, etc... Epouse en 1710 Susanne de Turenne d'Aynac, fille de "haut et puissant seigneur" messire Louis de Turenne, chevalier, etc... Choisi par Louis XV pour faire la répartition de la capitation de la noblesse. Il eut 10 enfants dont : Joseph-François De Corn , chevalier, marquis De Corn de Queyssac, baron de Puymerle, seigneur d'Anglars, ... Chevalier de l'ordre de Malte en 1730, capitaine au régiment de Condé, et Croix de Malte en 1762. Père de : Mercure-Joseph-Jean-Pierre, marquis De Corn, baron de Queyssac et de Puymerle, seigneur d'Anglars, etc... Chevalier de l'ordre de Malte en 1773. Emigré en 1791, capitaine à la suite de la cavalerie de l'ordre de Malte durant la campagne de 1792 avec les gentilhommes de la coalition d'Auvergne, puis colonel en 1796. Il ne s'est pas marié (et n'eut donc point de descendance). Son
frère,
Joseph-Claude-François (1766-), chevalier
de Corn de Queyssac, chevalier de l'ordre de Malte (à 12 ans), fût
premier page dans la grande écurie, puis capitaine du régiment des
chasseurs d'Alsace. Il eut l'honneur de monter dans les carosses de
Louis XVI et de suivre Sa Majesté à la chasse.
La branche de la maison de Corn à proprement parlé des seigneurs de Queyssac s'est donc "éteinte" (selon les inscriptions de la Galerie des Croisades du Musée de Versailles, P22 S3-224), contrairement à la deuxième, celle des De Corn Du Peyroux : Troisième fils : François De Corn De Queyssac (env.1620-1680), 1er du nom, (dit le jeune en rapport au 2ème fils qui s'appellait aussi François), auteur de la branche des seigneurs Du Peyroux , écuyer, seigneur de Pémège et du Peyroux. Père de : François De Corn De Queyssac, 2ème du nom, chevalier,seigneur de Pémège et du Peyroux (env.1640-1710). Père de : Joseph De Corn, chevalier, seigneur du Peyroux, (env.1680-1740). Père de : Jean De Corn Du Peyroux, 1er du nom, chevalier,seigneur du Peyroux, du Mas, du Chambon (1720-1780). Père de : Guillaume-Joseph-Blaise-Marie, marquis De Corn Du Peyroux (1761-), chevalier, seigneur du Peyroux, du Mas, du Chambon, capitaine-commandant de régiment, il fit toutes les campagnes des Etats-Unis d'Amérique, décoré de la croix de l'ordre de Saint-Louis en 1788, Il eut l'honneur de monter dans les carosses du Roi et de suivre Sa Majesté à la chasse. Emigré en 1791, il se rallia à l'armée du prince de Condé. Louis XVIII l'a créé colonel en 1814. Il a épousé en 1779 Marie D'Escorailles De Salers (fille de haute et puissante dame Madeleine-Amable de Corn de Queyssac).
Frère de
Zacharie-Jean De Corn Du peyroux, major en 1794 d'un régiment de Sa
Majesté Britannique (d'ailleurs commandé par le colonel
Mercure-Joseph-Jean-Pierre De Corn, seigneur de Queyssac) pour
lequel
il se rendit à Malte pour recruter, avant de rejoindre en 1799 les
colonies à la Martinique, puis de revenir en 1817, récompensé par Louis
XVIII. Père de Louis-Joseph du Peyroux, né en 1815.
Père de :Jean De Corn Du Peyroux,(1785-1856), 2ème du nom, marquis De Corn Du Peyroux, sous-lieutenant dans le 59ème régiment d'infanterie de ligne, il fit les campagnes de 1805,1806 et 1807 avec Napoléon.
Entré le premier dans la place de Friedland (en
Pologne), il
s'empara de deux canons russes avant d'être blessé. Lieutenant en 1808,
il fit les campagnes de 1808-1809-1810 en Espagne. Il entre dans les
gardes du corps en 1814, nommé chevalier de l'ordre de la
Légion-d'Honneur. Il suivit Louis XVIII jusqu'à Béthune, lors du retour
de Bonaparte en 1815, jusqu'au licenciement de la maison militaire du
roi. Aprés les Cents-Jours, il est rentré
dans la compagnie de Noailles
des gardes du corps de Sa Majestée. Il fut ensuite nommé par le comte d'Artois (futur Roi Charles
X) commandant de la
Garde Nationale de Brive,
puis devint maire de
Brive de 1826 à 1830, date à laquelle il fut
provisoirement
nommé sous-préfet avant d'ètre
enfin nommé régisseur des Haras de Pompadour.
Les familles Verlhac-Corn habitaient alors l'Hôtel Labenche qui réussi, tant bien que mal, à éviter le pillage lors de la Révolution, alors que Puymaret, également aux Corn et aux Verlhac, avait été de son côté entièrement pillé. L'ensemble fut vendu en 1829 à l'évêque de Tulle, pour y créer un séminaire et les Corn habiteront, soit un hôtel à l'emplacement de la sous-préfecture actuelle, soit le domaine de la Chassagne d'Ussac, soit Puymaret. Il meurt au château de Puymaret à Malemort. Père de: Marie-Marguerite (1811-), Marie-Therèse (1812), Mercure-Jean-Joseph (1814-) , Marie-Françoise-Adèle (1818-), Guillaume-Marie-Blaise-Sanchon (1824-1898) marquis de Corn marié en 1852 avec Marie-Gabrielle de Caissac (-1909 et père de Marie de Corn Du Peyroux), et enfin : Alfred De Corn Du Peyroux,(1830-1897 à Lyon) qui fùt colonel. La postérité est ensuite représentée par : Alfred marquis De Corn Du Peyroux, colonel en 1916 de la 4ème brigade d'infanterie, puis général en 1918 de la 129ème division, et Directeur de la Cavalerie et du Train au Ministère de la Guerre de 1921 à 1924. Extrait des Souvenirs du 106ème Bataillon de Chasseurs à Pied (20 Mai 1918) :
Nous relevons, dans une note du Q.G. de la 129ème Division
« Cette attaque, en reportant nos lignes au pied du Mont
Kemmel
s’est déroulée de point en point conforme aux prévisions du
Commandement, ce qui a grandement facilité les offensives futures de
libération des Flandres.
Dans le secteur du Kemmelbeck (ruisseau coulant non lion du Mont)
l’attaque des 297ème et 359ème R.I. de la 129ème D.I. a été aussi
brillante que devant Brulooze-Cabaret. Le rapport du Général de CORN sur
l’opération conclut ainsi :
Il y lieu de remarquer que ces braves troupes, en secteur depuis 15
jours, avaient été antérieurement très éprouvées par un service en
lignes très dur sous des bombardements incessants. Elles étaient
littéralement exténuées de fatigue physique, mais cet état n’avait pu
ébranler leur splendide moral, et c’est au pas de course qu’elles ont
accompli leur prouesse, progressant sur un front de 1.500 mètres et une
profondeur atteignant sur certains points 600 mètres, faisant au total
350 prisonniers, enlevant 30 mitrailleuses, plusieurs M.W. et une
batterie d’artillerie. »
Entre temps, à tous les éléments de la 129ème Division 16ème Corps
d’Armée, le Général de
CORN
avait fait passer, en date du 20 Mai 1918, l’Ordre n° 7.896/3
spécifiant en outre que le Général Commandant la D.A.N., le Général
PLUMER, Commandant la 2ème Armée Anglaise, et le Général Commandant le
16ème Corps d’Armée, le chargeait de nous adresser leurs félicitations
les plus vives et qu’ils les transmettait en y ajoutant les siennes,
terminant ainsi :
« Vous avez vengé vos
camarades du 14ème Corps tombés sur les pentes du Kemmel »
Source principale :
Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, des grands dignitaires de la Couronne, des principales familles nobles du Royaume et des maisons princières de l'Europe par M. le Chevalier de Courcelles, généalogiste honoraire du Roi Imprimerie de Plassan - Paris - 1823 (ouvrage appartenant au domaine public) |
![]() Armoiries des De Corn D'azur, à deux cors de chasse, liés, engichés et virolés de gueules, et contreposés, au chef bandé d'argent et de gueules. Couronne de marquis. Tenants: à dextre un chevalier, soutenant de son épée une couronne royale; à senestre un ange portant une croix. Cimier: un château flanqué de deux tours carrées, celle à dextre sommée d'une tourelle de même, d'où sort un étendard aux armes de l'écu, derrière lequel deux autres étendards sont passés en sautoir; l'un, à dextre, d'azur, à trois(?) cors de chasse d'or; l'autre à senestre, bandé d'argent et de gueules. Devise : DIEU EST TOUT ![]() par Jean de Corn d'Ampare en 1549 pour l'ordre de Malte. C'est ainsi qu'on pouvait le trouver sculpté sur les châteaux de Queyssac, d'Anglars et de Sonnac. ![]()
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